Lecture analytique : Préparation 3ème sujet.

Publié le par Maltern

Lecture analytique : Préparation 3ème sujet.

 

- Le statut du texte (affirme, réfute, prouve etc.)

- L’ordre du texte (Thèse ? arguments ? exemples ? etc.)

- Les liens logiques (opposition, atténuation, comparaison, conséquence etc.)

- Les oppositions de concepts (préjugés/certitude # problèmes/possibilité)

 

Commencer par une lecture « analytique » au brouillon :

 

EX : Russel [05] Philosophie, entre doute et étonnement loin des réponses toutes faites.

 

 

« La valeur de la philosophie doit être cherchée pour une bonne part dans son incertitude même.

 

Celui qui n’a aucune teinture de philosophie traverse l’existence, emprisonné dans les pré­jugés qui lui viennent
1 - du sens commun,
2 - des croyances habi­tuelles à son temps et à son pays,
3 - et des convictions qui se sont développées en lui sans

 

3a - la coopération
3b - ni le consentement de sa raison.

 

Pour un tel individu, le monde est sujet à paraître
1-            précis,
2-           
fini,
3-           
évident;
les objets habituels ne lui posent aucune question et les possibilités non familières sont dédaigneu­sement rejetées. »

 

Dès que nous commençons à philosopher, au contraire, nous trouvons que
même les choses les plus ordi­naires de la vie quotidienne conduisent à des problèmes auxquels nous ne pouvons donner que des réponses très incomplètes.

 

 

 

La philosophie, bien qu’elle ne soit pas en mesure de nous dire avec certitude quelle est la vraie réponse aux doutes qu’elle élève,
peut néanmoins suggérer diverses possibi­lités qui
a - élargissent le champ de nos pensées
b- et les délivrent de la tyrannie de la coutume.

 

 

 

Tout en diminuant notre certitude à l’égard de ce que sont les choses,
a - elle augmente beaucoup notre connaissance à l’égard de ce qu’elles peuvent être;
b - elle repousse le dogmatisme quelque peu arrogant de ceux qui n’ont jamais pénétré dans la région du doute libérateur et garde vivace notre sens de l’étonnement en nous montrant les choses familières sous un aspect non familier. »

 

 

 

[Bertrand Russell, The Problems of Philosophy, 1912, Oxford University Press, Londres, Chap. 15, trad. L.‑L. Grateloup.]

 

 

 

 

Publié dans METHODES et EXERCICES

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