Kant : extraits analytique du beau analytique du sublime

Publié le par Maltern

Kant [63] Extraits Analytique du beau et analytique du sublime CFJ

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Sommaire :

Analytique de la faculté  de juger esthétique, Livre I, Analytique du Beau


Paragraphe 8 L'universalité du plaisir n'est, dans un jugement de goût, représentée que de façon subjective : Cette détermination particulière de l'universalité d'un juge¬ment esthétique, telle qu'elle se peut rencontrer dans un jugement de goût, est une singularité, sinon pour le logicien, en tout cas pour le philosophe...


Paragraphe 9 Examen de la question de savoir si, dans le jugement de goût, le sentiment de plaisir précède le jugement d'appréciation porté sur l'objet, ou si c'est celui-ci qui précède : La solution de ce problème est la clé de la critique du goût, et par conséquent mérite toute l'attention. Si le plaisir pris à l'objet donné précédait, et si seule sa (217) communicabilité à tous se trouvait reconnue, dans le jugement de goût, à la représentation de l'objet, un tel procédé serait en contradiction avec lui-même. Car ce plaisir ne serait rien d'autre que le simple agrément dans la sensation, et il ne pourrait donc, par sa nature, avoir qu'une valeur indivi¬duelle, parce qu'il dépendrait immédiatement de la représen¬tation par laquelle l'objet est donné....


Paragraphe 10 : De la finalité en général : Si l'on veut définir ce qu'est une fin d'après ses détermi¬nations transcendantales (sans présupposer quoi que ce soit d'empirique, comme le sentiment de plaisir)


Paragraphe 11 Le jugement de goût n'a à son fondement rien d'autre que la forme de la finalité d'un objet

(ou du mode de représentation de cet objet) : Toute fin, si elle est envisagée comme principe de la satis¬faction, véhicule toujours avec elle un intérêt comme principe déterminant du jugement sur l'objet du plaisir. En ce sens, le principe du jugement de goût ne peut résider dans une fin subjective.


Paragraphe 12 Le jugement de goût repose sur des principes a priori : Établir a priori la liaison du sentiment d'un plaisir ou d'une peine, en tant qu'effet, avec une quelconque représentation (sensation ou concept), en tant que sa cause, est absolument impossible...


Paragraphe 13 Le pur jugement de goût est indépendant de l'attrait et de l'émotion : Tout intérêt corrompt le jugement de goût et lui retire son impartialité


Paragraphe 14 Clarification par des exemples : Les jugements esthétiques peuvent, tout comme les juge¬ments théoriques (logiques), être divisés en jugements empi¬riques et jugements purs. Les premiers sont ceux qui énoncent quelle part d'agrément ou de désagrément il y a dans un objet, ou dans son mode de représentation, les seconds quelle part de beauté s'y trouve ; ceux-là sont des jugements des sens (jugements esthétiques matériels), ceux-ci (en tant que for¬mels) sont seuls, à proprement parler, des jugements de goût.


Paragraphe 16 Le jugement de goût par lequel un objet est déclaré beau sous la condition d'un concept déterminé n'est pas pur : Il y a deux espèces de beauté : la beauté libre (pulchritudo vaga) ou la beauté simplement adhérente (pulchritudo adhae¬rens).


Paragraphe 17 De l'idéal de la beauté : Il ne peut y avoir nulle règle objective du goût qui détermine par concepts ce qui est beau. Car tout jugement dérivant de cette source est esthétique, autrement dit : c'est le sentiment du sujet, et non un concept de l'objet, qui est son principe déterminant.


Analytique de la faculté de juger esthétique, Livre II, Analytique du Sublime


Paragraphe 41 De l'intérêt empirique s'attachant au beau : Que le jugement de goût, par lequel quelque chose est déclaré beau, ne devrait avoir pour principe déterminant aucun intérêt, on l'a montré suffisamment ci-dessus. Mais il n'en résulte pas que, une fois ce jugement prononcé comme juge¬ment esthétique pur, nul intérêt ne puisse lui être associé


Paragraphe 42 De l'intérêt intellectuel se rapportant au beau : ... ainsi semble-t-il que le sentiment du beau ne soit pas seulement (comme c'est au demeurant le cas) spécifique¬ment différent du sentiment moral, mais qu'en outre l'intérêt que l'on peut y associer puisse difficilement se combiner avec le sentiment moral et qu'en tout état de cause il ne puisse s'accorder avec lui en raison d'une affinité intérieure....

 

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