Bac philo 2008 : Les lauriers du bac quelques détails

Publié le par Maltern

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






Dernière minute, consulté par l'Archipope, Le Chat ( on sait ses talents de voyance reconnus de tous) avait acceptéde lever pour nous une partie du voile sur les sujets de philo du bac 2008. La teneur de ses révélations nous a semblée trop sybilline pour vous en faire part avant les épreuves. D'autant qu'il y eut cette année un grand festival de voyance sur la toile auquel nous ne voulions pas le mêler. Toutes les voyances ne furent pas d'ailleurs extra-lucides ! Je pense en paticulier au couac d'une officine ( pour ne pas la citer france-examen...) qui a simplement oublié que la notion "le vivant " existait au programme des L  ! Du coup le 2nd sujet n'était même pas dans la catégorie des notions peu probables vu que la notion n'apparaissait pas... Anecdote qui n'aura pas empêché certains candidats de se demander si "une connaissance scientifique du vivant est possible" ou pas.

Il me semble que le plus sage pour la prochaine session sera de se rabattre sur la numérologie ou les tables tournantes pour connaître les sujets avant tout le monde.


Les "épreuves" philosophiques étant passées nous avons profitté du temps libre que nous avions pendant que vous planchiez pour nous pencher le vaste engoeument pour les lauriers que témoignent la plupart d'entre-vous de manière saisonnière...  Intéressantes découvertes à partager.

Ce la vous donnera quelques raisons ...

A / De préférer d'être bachelier en 2008 que de l'avoir été au moyen age (certains esprit chagrins en tireront argument pour dire que le niveau a baissé. Soit mais si le mot est le même ce n'est pas la même chose...)

B / Quelques raisons d'apprécier les lauriers qui couronneront le front de certains d'entre vous, et de rejoindre de manière éclairée et sans fausse modestie la troupe désormais nombreuse des amateurs de laurier. Quelques exemples de postures ou tenues de réception de lauréats illustres, qui pourront sans doute vous inspirer quand votre tour sera venu.

C / Quelques détails sur les usages culinaires, oraculaires ou académiques de la plante aimée d'Apollon.


Soyez forts ! Et que la suite des épreuves vous soit propice !

C Mt







S'agit-il de recevoir une couronne de laurier ou un bâton ?

Les origines incertaines et regards sur les bacheliers du moyen age...  

 

BACHELIER, est encore un terme dont on se sert dans les universités pour désigner une personne qui a atteint le baccalauréat, ou le premier degré dans les Arts libéraux & dans les Sciences. Voyez DEGRE.


C'est dans le treizieme siecle que le degré de bachelier a commencé à être introduit par le pape Grégoire IX mais il est encore inconnu en Italie. A Oxford, pour être reçu bachelier ès Arts, il faut y avoir étudié quatre ans ; trois ans de plus pour devenir maître ès Arts, & sept ans encore pour être bachelier en Théologie.

A Cambridge, il faut avoir étudié près de quatre ans pour être fait bachelier ès Arts, & plus de trois ans encore avant que d'être reçû maître, & encore sept ans de plus pour devenir bachelier en Théologie. Il ne faut avoir étudié que six ans en Droit pour être reçû bachelier de cette faculté.


A Paris, pour passer bachelier en Théologie, il faut avoir étudié deux ans en Philosophie, trois ans en Théologie, & avoir soûtenu deux examens, l'un sur la Philosophie, & l'autre sur la premiere partie de la somme de S. Thomas, qui comprend les traités de Dieu, & des divins attributs de la Trinité & des anges. Ces deux examens doivent se faire à un mois l'un de l'autre, devant quatre docteurs de la faculté de Théologie, tirés au sort, avec droit de suffrage. Un seul mauvais billet ne laisse au candidat que la voie de l'examen public qu'il peut demander à la faculté. S'il se trouve deux suffrages défavorables, il est refusé sans retour. Lorsque les examinateurs sont unanimement contens de sa capacité, il choisit un président à qui il fait signer ses theses ; & quand le syndic les a visées & lui a donné jour, il doit les soûtenir dans l'année à compter du jour de son second examen. Dans quelqu'une des écoles de la faculté, c'est-à-dire, des colléges ou des communautés qui sont de son corps, cette these roule sur les mêmes traités théologiques, qui ont servi de matiere à ce second examen, & on la nomme tentative. Le président, quatre bacheliers en licence, & deux bacheliers amis, y disputent contre le répondant ; dix docteurs qu'on nomme censeurs y assistent avec droit de suffrage ; les bacheliers de licence l'ont aussi, mais pour la forme, leurs voix n'étant comptées pour rien. Chaque censeur a deux billets, l'un qui porte sufficiens & l'autre incapax. Un seul suffrage contraire suffit pour être refusé. Si le candidat répond d'une maniere satisfaisante, il va à l'assemblée du premier du mois, qu'on nomme prima mensis, se présenter à la faculté devant laquelle il prête serment. Ensuite le bedeau lui délivre ses lettres de baccalauréat, & il peut se préparer à la licence.

On distingue dans la faculté de Théologie de Paris deux sortes de bacheliers : savoir bacheliers du premier ordre, baccalaurei primi ordinis, ce sont ceux qui font leur cours de licence ; & ceux du second ordre, baccalaurei secundi ordinis ; c'est-à-dire les simples bacheliers qui aspirent à faire leur licence, ou qui demeurent simplement bacheliers. L'habit des uns & des autres est la soutane, le manteau long, & la fourrure d'hermine doublée de soie noire.


Pour passer bachelier en Droit à Paris ; il faut l'avoir étudié deux ans, & avoir soûtenu un acte dans les formes. Pour être bachelier en Médecine, il faut, après avoir été quatre ans maître ès Arts dans l'université, faire deux ans d'étude en Médecine & subir un examen après quoi on est revêtu de la fourrure pour entrer en licence. Dans l'université de Paris, avant la fondation des chaires de Théologie, ceux qui avoient étudié six ans en Théologie étoient admis à faire leurs cours, d'où ils étoient nommés baccalarii cursores : & comme il y avoit deux cours, le premier pour expliquer la bible pendant trois années consécutives ; le second, pour expliquer le maître des sentences pendant une année ; ceux qui faisoient leur cours de la bible étoient appellés baccalarii biblici ; & ceux qui étoient arrivés aux sentences ; baccalarii sententiarii. Ceux enfin qui avoient achevé l'un & l'autre étoient qualifiés baccalarii formati ou bacheliers formés.

Il est fait mention encore de BACHELIERS D'ÉGLISE, baccalarii ecclesiae, l'évêque avec ses chanoines & bacheliers, cum consilio & consensu omnium canonicorum suorum & baccalariorum. Il n'y a guere de mot dont l'origine soit plus disputée parmi les critiques que celui de bachelier, baccalarius ou baccalaureus : Martinius prétend qu'on dit en latin baccalaureus, pour dire baccâ laureâ donatus, & cela par allusion à l'ancienne coûtume de couronner de laurier les poëtes, baccis lauri, comme le fut Pétrarque à Rome en 1341. Alciat & Vivès sont encore de ce sentiment : Rhenanus aime mieux le tirer de baculus ou baccillus, un bâton, parce qu'à leur promotion, dit-il, on leur mettoit en main un bâton, pour marquer l'autorité qu'ils recevoient, qu'ils avoient achevé leurs études, & qu'ils étoient remis en liberté ; à peu près comme les anciens gladiateurs, à qui l'on mettoit à la main un bâton pour marque de leur congé ; c'est ce qu'Horace appelle rude donatus. Mais Spelman rejette cette opinion, d'autant qu'il n'y a point de preuve qu'on ait jamais pratiqué cette cérémonie de mettre un bâton à la main de ceux que l'on créoit bacheliers ; & d'ailleurs cette étymologie conviendroit plûtôt aux licentiés qu'aux bacheliers, qui sont moins censés avoir combattu qu'avoir fait un premier essai de leurs forces, comme l'insinue le nom de tentative que porte leur these.


Parmi ceux qui soûtiennent que les bacheliers militaires sont les plus anciens, on compte Cujas, qui les fait venir de buccellarii, sorte de cavalerie fort estimée autrefois ; Ducange qui les tire de baccalaria, sorte de fiefs ou de fermes qui contenoient plusieurs pieces de terre de douze acres chacune, ou de ce que deux boeufs pouvoient labourer. Selon lui les possesseurs de ces baccalaria étoient appellés bacheliers. Enfin Caseneuve & Hauteserre font venir bachelier de baculus, ou bacillus, un bâton, à cause que les jeunes cavaliers s'exerçoient au combat avec des bâtons, ainsi que les bacheliers dans les universités s'exercent par des disputes. De toutes ces étymologies la premiere est la plus vraisemblable, puisqu'il n'y a pas encore long-tems que dans l'université de Paris la these que les aspirans à la maîtrise ès Arts étoient obligés de soûtenir, s'appelloit l'acte pro laurea artium. Ainsi de bacca lauri, qui signifie proprement le fruit ou la graine de laurier, arbre consacré de tout tems à être le symbole des récompenses accordées aux savans, on a fait dans notre langue bachelier pour exprimer un étudiant qui a déjà mérité d'être couronné. »


[article Bachelier de l'Encyclopédie de d'Alembert et Diderot, [entre 1751 et 1772]


Origines mythique du laurier : une histoire d'amour contrarié. Comment Daphné demeure chaste et pure et pourquoi Apollon se couronne de lauriers...

[Le laurier est enfin une plante mythique par excellence : sa valeur symbolique se rattache au mythe d'Apollon. Les poètes, disciples du Dieu, qui, comme lui, ont des dons prophétiques, auront le front couronné de laurier. Par extension, elle deviendra la marque d'une victoire ou d'une dignité académique. Le nom de baccalauréat est désormais dérivé du latin « bacca laurea »,signifiant  « couronne de baies de laurier ». Ecoutons Ovide...]


        Le laurier n'existait pas encore : parées de sa longue chevelure, Phoebus ceignait alors ses tempes de toute espèce de végétaux.

        De Phoebus, Daphné, fille de Pénée fut le premier amour. Cet amour ne fut pas l'œuvre du naïf hasard mais celle de la cruelle colère de Cupidon. Le Délien, fier de sa victoire sur le serpent [Python] venait de voir Cupidon tendre une corde pour faire fléchir son arc : « Que fais-tu, toi, faible enfant, avec ces armes puissantes ?» avait-il dit. « C'est à nos épaules que ces objets que tu portes conviennent, nous qui pouvons infliger des coups certains à la bête sauvage, infliger des blessures à l'ennemi, nous qui avons terrassé d'innombrables flèches celui qui par son ventre empoisonné écrasait tant d'arpents, Python le boursouflé. Toi, contente-toi d'allumer je ne sais quelles passions à ce flambeau qui est ton attribut et ne te joins pas à notre gloire.» Le fils de Vénus lui dit : « Ton arc transperce tout, le mien ce sera toi. Si grand est le dieu auquel tous les animaux se soumettent : mais ta gloire reste d'autant inférieure à la nôtre.» Ainsi parla-t-il. Sur ce, il frappa l'air en battant des ailes rapidement, s'arrêta sur les hauteurs ombragées du mont Parnasse et, de son carquois muni de flèches, il tira deux traits, ayant des effets différents : l'un fait fuir l'amour, l'autre le fait naître. La flèche qui le fait naître est d'or et brille de sa pointe acérée, celle qui le fait fuir est émoussée et sous le roseau, cache du plomb. Le dieu pointa cette dernière sur la nymphe, fille de Pénée et de l'autre il blessa le cœur d'Apollon, transpercé à travers la moelle profonde de ses os. Soudain, l'un aime, l'autre fuit le nom même d'amante et se réjouit au contraire des cachettes de la forêt et de ses dépouilles de bêtes sauvages : elle devient l'émule de la chaste Diane. Une bandelette retenait ses cheveux laissés sans ordre. Beaucoup cherchèrent à l'atteindre, mais elle, se détournant de ses prétendants, sans pouvoir souffrir ni fréquenter les hommes, elle parcourt les bois sacrés impraticables. Et, elle ne se préoccupe alors ni du dieu Hymen, ni du dieu Amour, ni du mariage.


            Souvent son père disait : « Un gendre, ma fille, tu me dois ». Souvent son père disait : « Tu me dois, mon enfant, un petit-fils. » Mais celle-ci, haïssant les torches conjugales comme un crime, avait empourpré son beau visage de pudeur et, se pendant au cou de son père de ses bras caressants, lui dit : « Donne-moi, toi si cher qui m'a engendrée, la permission de jouir d'une virginité éternelle ! Le père de Diane l'a jadis accordé à sa fille. » Son père certes, y consent, mais ta beauté, Daphné, t'interdit d'être ce que tu souhaites et ton charme s'oppose à ton vœu : Phoebus aime et, après l'avoir vue, désire ses noces avec Daphné et ce qu'il désire, il l'espère et ses propres oracles le trompent ; et de la même manière qu'une fois les épis moissonnés, brûlent les chaumes légers, de la même manière que les haies prennent feu aux torches, que par hasard, le voyageur a soit trop approchées soit oubliées sous le soleil déjà levé, ainsi le dieu s'enflamma, ainsi il brûle de tout son cœur et nourrit d'espoir son amour vain. Il admire les cheveux sans parure glisser le long de son cou et se demande : « Coiffés, comment seraient-ils ? ». Il voit ses yeux étincelants semblables à des étoiles, il voit sa petite bouche qu'il ne se lasse jamais d'avoir vue, il vante et ses doigts et ses mains et ses poignets et ses bras à moitié dénudés ; quant à tout ce qui est caché il l'imagine plus beau encore. Elle fuit plus vite que la brise légère, cette beauté, et elle ne s'arrête pas aux paroles de son poursuivant :

       

« Nymphe, je t'en conjure, fille de Pénée, arrête ! Je ne te poursuis pas en ennemi ; nymphe, arrête ! Il en est ainsi de l'agneau et du loup, ainsi de la biche et du lion, ainsi les colombes battant de l'aile devant l'aigle ; chacun fuit ses ennemis. Mais pour moi, c'est l'amour qui est la cause de ma poursuite ! Malheureux que je suis ! Prends garde de ne pas tomber, que les épines n'aillent pas marquer tes jambes indignes d'être blessées et que je ne te sois pas cause de douleur ! Âpres sont les lieux où tu te hâtes : je t'en supplie, cours plus doucement et retiens ta fuite, moi-même plus doucement je te suivrai. Cherche cependant à connaître celui à qui tu plais : moi je ne suis ni un habitant de la montagne, ni un berger, ni le sauvage qui veille aux bêtes du troupeau. Tu ignores, inconsciente, tu ignores qui tu fuis et c'est pour cette raison que tu le fuis. Les contrées de Delphes, de Claros, de Ténédos et la royale Patarée me servent. Jupiter est mon géniteur. Grâce à moi, ce qui sera et ce qui fut et ce qui est, devient visible. Grâce à moi, les chants s'harmonisent aux cordes de la lyre. Mes flèches sont précises, cependant une seule est plus efficace que les miennes : celle qui a percé mon cœur blessé. La médecine est mon invention. On dit que je suis porteur de secours à travers le monde et la force des plantes m'est soumise. Malheur à moi car aucune plante ne guérit l'Amour et mon art, qui est utile à tous, n'est pas utile à son maître ! »

        Alors qu'il était sur le point d'en dire davantage, la fille de Pénée fuit dans une course craintive et elle l'abandonna, seul avec ses paroles inachevées, restant toujours aussi belle à voir. Les vents dénudaient ses membres, les souffles contraires agitaient et retournaient ses vêtements, la brise légère rejetait ses cheveux en arrière et sa beauté est accrue par sa fuite. Mais de fait, laisser perdre plus longtemps ses douces paroles, le jeune dieu ne le supporte plus : et ainsi qu'Amour lui-même le lui conseillait, il s'élance pour suivre ses traces. Quand un chien gaulois voit un lièvre dans une plaine déserte, et que l'un cherche à atteindre sa proie avec ses pattes et l'autre son salut, l'un des deux comme sur le point de saisir sa proie, espère déjà et enfin la posséder. Et il resserre ses pas, son museau tendu. L'autre n'est pas sûr d'être pris, et il s'arrache même aux morsures, et abandonne là, la gueule qui l'enserre : c'est de cette manière que le dieu et la vierge sont rapides, l'un poussé par l'espoir, l'autre par la crainte. Cependant, celui qui poursuit, aidé par les ailes de l'Amour, est plus vif, il refuse le repos et vole au-dessus du dos de la fugitive, et il s'approche en soufflant de sa chevelure répandue sur ses épaules. A bout de forces, Daphné pâlit, vaincue par l'effort de sa course rapide, et scrutant les eaux du Pénée, elle dit : « De l'aide, Père ! Si vous, eaux du fleuve, un pouvoir possédez, ce visage par lequel j'ai su trop plaire, faites moi le perdre en le transformant ! »
       


Sa prière à peine achevée, une lourde torpeur s'empare de ses membres, sa tendre poitrine est serrée par une fine écorce, ses cheveux s'allongent en feuilles, en branches s'étendent ses bras, tandis que ses pieds, si vifs à l'instant, sont fixés par de solides racines. Une cime lui tient lieu de visage ; seul son éclat subsiste en elle. Mais Phœbus l'aime même ainsi et après avoir posé la main sur son tronc, il sent battre encore son cœur sous l'écorce nouvelle, et après avoir enlacé de ses bras les branches tels des membres, il donne des baisers au bois ; mais le bois repousse ses baisers. Alors le dieu lui dit : « Puisque tu ne peux pas être mon épouse, assurément tu seras mon arbre consacré ; laurier, c'est toi qui pareras ma chevelure, toi encore ma cithare, toi toujours mon carquois. C'est toi qui assisteras les généraux du Latium lorsqu'une voix joyeuse chantera le Triomphe et que les hauteurs du Capitole contempleront leurs longs cortèges. Aux portes d'Auguste, gardienne la plus fidèle, tu te tiendras devant ses battants et tu veilleras sur la couronne de chêne centrale ; et de la même manière que mes longs cheveux rajeunissent  mon visage, toi aussi, porte toujours les honneurs perpétuels de ton feuillage ! » Péan s'était tu : le laurier, de ses branches tout juste formées, acquiesça et, ainsi qu'une tête, on vit sa cime s'agiter. »


[Ovide, Les métamorphoses, Livre I Traduction réalisée par les élèves latinistes de première du lycée Poincaré de Bar-le-Duc, avril 2001, merci à eux ! et à leur enseignante]



Mâcher et brûler des feuilles de laurier pour faire les bons choix d'avenir. La voie Delphique...  


Le nom de « pythie » était donne aux prêtresses d'Apollon qui, sur le site de Delphes, communiquaient aux êtres humains les paroles du dieu. L'origine du mot : la légende qui dit qu'Apollon tua le serpent Python avant de pouvoir installer son culte sur le site.



Bien avant l'époque d'« Apollon », une prophétesse, Sibylle, donnait déjà des consultations à cet endroit. Les paroles incohérentes des pythies furent ainsi qualifiées de sibyllines et interprétées de manière ambiguë par les deux prêtres assistant les prêtresses.


La Pythie se baignait dans l'eau de la fontaine Castalie pour se purifier, s'installait sur un trépied et mâchait des feuilles de laurier. L'adytum était envahi de fumée provenant de feux ou se consumaient également du laurier, symbole d'Apollon. Deux prêtres transmettaient les questions a la prophétesse qui entrait alors en transes et émettait des sons incompréhensibles à interpréter par ses assistants. Apres la consultation la pythie tombait dans une léthargie qui pouvait durer plusieurs jours.



L'oracle de Delphes joua un rôle primordial dans la vie politique de la Grèce et en particulier dans leurs colonisations puisque aucune grande décision n'était prise, avant de l'avoir consulté.

 

 


Publié dans TOUT sur le BAC

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