Descartes 65 vmc : L'animal "comme" une machine [Principes]

Publié le par Maltern

Descartes 65 - L'animal comme une machine [Principes]

1596-1650 [1644 latin, 1647 français]

* Les êtres vivants sont comme des machines : le « mécanisme » l'Animal machine : l'analogie organisme vivant / montre

 

« Je ne reconnais aucune différence entre les machines que font les artisans et les divers corps que la nature seule compose, sinon que les effets des machines ne dépendent que de l'agencement de certains tuyaux, ou ressorts, ou autres instruments, qui, devant avoir quelque proportion avec les mains de ceux qui les font, sont toujours si grands que leurs figures et mouvements se peuvent voir, au lieu que les tuyaux ou ressorts qui causent les effets des corps naturels sont ordinairement trop petits pour être aperçus de nos sens. Et il est certain que toutes les règles des mécaniques appartiennent à la physique, en sorte que toutes les choses qui sont artificielles, sont avec cela naturelles. Car, par exemple, lorsqu'une montre marque les heures par le moyen des roues dont elle est faite, cela ne lui est pas moins naturel qu'il est à un arbre de produire ses fruits. C'est pourquoi, en même façon qu'un horloger, en voyant une montre qu'il n'a point faite, peut ordinairement juger, de quelques unes de ses parties qu'il regarde, quelles sont toutes les autres qu'il ne voit pas : ainsi, en considérant les effets et les parties sensibles des corps naturels, j'ai tâché de connaître quelles doivent être celles de leurs parties qui sont insensibles. »

[Descartes, Principes de la philosophie, quatrième partie, § 203, trad. abbé Picot (1647) « Bibliothèque de la Pléiade », Gallimard, 1953.]

BP : Descartes [09]


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