Epictète [02] : Le Stoïcien face à la mort

Publié le par M

Epictète [02]  : Le Stoïcien face à la mort

 

L     

 

« Quand Dieu ne te procure plus ce qui t’es nécessaire, il t’ouvre la porte et te donne le signal de la retraite. En général, souviens-toi que la porte est ouverte ; ne sois pas plus timide que les petits enfants, car, quand quelque chose cesse de leur plaire ils disent : « Je ne jouerai plus ».

 

Entretiens - III, 13-1 - 24.

 

 

 

Je me noie sans m’effrayer, parce que je sais que tout ce qui est né doit périr. Je suis une partie du tout, comme l’heure est une partie du jour ; il faut que je subsiste comme l’heure, que je passe comme une heure. De quelque façon que ce soit, il faut que je passe.          

 

Entretiens - Il - 6

 

 

 

Pourquoi naissent les épis ? N’est-ce pas pour qu’ils mûrissent ? Ne mûrissent-ils pas pour être ensuite moissonnés ? S’ils avaient du sentiment, devraient-ils souhaiter de n’être jamais moissonnés ? Et pourtant ce serait pour eux une malédiction que de ne jamais l’être ; or, on devrait savoir que c’est pour l’homme une malédiction de ne pas mourir, comme pour l’épi de ne pas mûrir et de n’être pas moissonné.

 

Entretiens - II, 6

 

 

 

Ce qu’on devient après la mort

 

 

 

Tu t’en iras vers des choses amies et de même genre que toi. Tout ce qu’il y avait de feu en toi ira vers le feu ; tout ce qu’il y avait de terre, vers la terre. Point d’enfer, point d’Achéron, tout est peuplé de dieux et de génies.

 

Entretiens - III - 23 -

 

Mais voici venu le moment de mourir. Que dis-tu de mourir ? Ne grossis pas les choses de façon théâtrale ; dis qu’arrive le moment où ma substance va se décomposer dans les éléments dont elle est composée. Et qu’y a-t-il de si terrible ? Est-il donc rien qui ne doive périr dans ce monde ?

 

Entretiens - IV - 7 -

 

 

 

Il n’y a dans tout cela que des transformations des choses les unes dans les autres; il n’y a pas d’anéantissement. Ordre, règle, disposition de l’ensemble, voilà ce qu’il y a là. Pas autre chose dans la mort : ce n’est qu’un grand changement. L’être actuel s’y change, non pas en non-être, mais en quelque chose qui n’est pas actuellement. - Est-ce donc que je ne serai plus ? - Si, tu seras ; mais tu seras quelque autre chose dont le monde aura besoin en ce moment. Tu n’es pas né, en effet, quand tu l’as voulu, mais quand le monde a eu besoin de toi.    

 

Entretiens - Ill - 24.

 

 

 




« Quand Dieu ne te procure plus ce qui t’es nécessaire, il t’ouvre la porte et te donne le signal de la retraite. En général, souviens-toi que la porte est ouverte ; ne sois pas plus timide que les petits enfants, car, quand quelque chose cesse de leur plaire ils disent : « Je ne jouerai plus ».

 

Entretiens - III, 13-1 - 24.

 

 

 

Je me noie sans m’effrayer, parce que je sais que tout ce qui est né doit périr. Je suis une partie du tout, comme l’heure est une partie du jour ; il faut que je subsiste comme l’heure, que je passe comme une heure. De quelque façon que ce soit, il faut que je passe.          

 

Entretiens - Il - 6

 

 

 

Pourquoi naissent les épis ? N’est-ce pas pour qu’ils mûrissent ? Ne mûrissent-ils pas pour être ensuite moissonnés ? S’ils avaient du sentiment, devraient-ils souhaiter de n’être jamais moissonnés ? Et pourtant ce serait pour eux une malédiction que de ne jamais l’être ; or, on devrait savoir que c’est pour l’homme une malédiction de ne pas mourir, comme pour l’épi de ne pas mûrir et de n’être pas moissonné.

 

Entretiens - II, 6

 

 

 

Ce qu’on devient après la mort

 

 

 

Tu t’en iras vers des choses amies et de même genre que toi. Tout ce qu’il y avait de feu en toi ira vers le feu ; tout ce qu’il y avait de terre, vers la terre. Point d’enfer, point d’Achéron, tout est peuplé de dieux et de génies.

 

Entretiens - III - 23 -

 

Mais voici venu le moment de mourir. Que dis-tu de mourir ? Ne grossis pas les choses de façon théâtrale ; dis qu’arrive le moment où ma substance va se décomposer dans les éléments dont elle est composée. Et qu’y a-t-il de si terrible ? Est-il donc rien qui ne doive périr dans ce monde ?

 

Entretiens - IV - 7 -

 

 

 

Il n’y a dans tout cela que des transformations des choses les unes dans les autres; il n’y a pas d’anéantissement. Ordre, règle, disposition de l’ensemble, voilà ce qu’il y a là. Pas autre chose dans la mort : ce n’est qu’un grand changement. L’être actuel s’y change, non pas en non-être, mais en quelque chose qui n’est pas actuellement. - Est-ce donc que je ne serai plus ? - Si, tu seras ; mais tu seras quelque autre chose dont le monde aura besoin en ce moment. Tu n’es pas né, en effet, quand tu l’as voulu, mais quand le monde a eu besoin de toi.    

 

Entretiens - Ill - 24.

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